mercredi 20 mars 2013

Proust à travers quelques phrases


Quelques  arrêts sur situations de Marcel Proust




La musique est peut-être l’exemple unique de ce qu’aurait pu être - s’il n’y avait pas eu l’invention du langage, la formation des mots, l’analyse des idées - la communication des âmes.

Ce qui pour nous fait le bonheur ou le malheur de notre vie, constitue pour tout autre un fait presque imperceptible.

On dédaigne volontiers un but qu’on n’a pas réussi à atteindre, ou qu’on a atteint définitivement.  

On n’aime que ce qu’on ne possède pas tout entier.


Les paradoxes d’aujourdhui sont les préjugés de demain.

Les vrais livres doivent être les enfants non du grand jour et de la causerie, mais de l’obscurité et du silence.

L’oubli est un puissant instrument d’adaptation à la réalité parce qu’il détruit peu à peu en nous le passé survivant qui est en constante contradiction avec elle.

Le bonheur est salutaire pour le corps, mais c'est le chagrin qui développe les forces de l'esprit.

L'absence n'est-elle pas, pour qui aime, la plus certaine, la plus efficace, la plus vivace, la plus indestructible, la plus fidèle des présences ?


Ce que nous n'avons pas eu à déchiffrer, à éclaircir par notre effort personnel, ce qui était clair avant nous, n'est pas à nous.

Les jours sont peut-être égaux pour une horloge, mais pas pour un homme.

Nous ne savons jamais si nous ne sommes pas en train de manquer notre vie.

De ce que les hommes médiocres sont souvent travailleurs et les intelligents souvent paresseux, on n'en peut pas conclure que le travail n'est pas pour l'esprit une meilleure discipline que la paresse

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