jeudi 28 mars 2013

« La chute de la maison blanche »: Grande et puissante Amérique





Dans le genre super héros qui va sauver le monde, parce qu’il a sauvé le président des Etats Unis, c’est le film parfait pour se goinfrer de clichés  tous plus éculés les uns que les autres. Le pitch est simple : nous avons un type qui s’appelle Mike Banning. C’est un ancien garde du corps du président des Etats-Unis. Le genre de gars qui sait tout faire. Là, il s’occupe des basses besognes des services secrets, parce qu’il a eu un revers de fortune. 

Mais un héros est un héros et la vie finit toujours par lui offrir de quoi le remontrer aux yeux du ponde.  Un jour, un commando nord-coréen lance une attaque sur la Maison Blanche. Les assaillants prennent en otage le président américain et son fils. Et devinez qui va leur sauver la peau ? Bien sûr Mike, le mec qui peut régler leur compte aux Nord-coréens. 

Eh oui, la roue de la fortune tourne dans le bon sens, deux ans après avoir été tenu responsable de la mort accidentelle de la Première Dame, le seul, l’unique, le magnifique Mike va pouvoir faire preuve de sa loyauté et de sa bravoure. Et dans la foulée sauver notre peau aussi, parce que dans la logique du film les « salopards » de Nord-coréens en  s’attaquant à l’Amérique, finiront par gouverner le monde et y semer la pagaille. Et là, il n’y a plus de démocratie dans le monde, mais une sombre dictature conduite par un petit bonhomme, tout rondelet qui a juré de ne laisser sur terre que ces  sujets… Nord-coréens.

Voilà en gros le film. Déjà consommé à toutes les sauces possibles et inimaginables. On a déjà vu cela avec  les Russes, avec les Yougoslaves, avec les Irakiens, les Iraniens, et là, la grande mode, c’est de nous fournir une vision trop débilement manichéenne sur le mal et le bien avec au centre la sainte super grande puissance américaine qu’il faut à tout prix préserver.  Pourquoi, me diriez-vous ? Mais parce que seuls les USA sont bons et gentils et grands et ils veulent du bien à la terre entière.

Rien à racheter dans cet opus. Ni Gerard Butler, encore moins le trop patriotique Aaron Eckhart. Et même si Morgan Freeman est toujours égal à lui-même, dans sa belle sobriété, on regrette qu’il ait associé son beau bagout à une production qui sent le Pentagone la CIA et le NSA à plein nez. Mais bon entre Hollywood et la sécurité c’est un pacte éternel que rien ne peut briser.