jeudi 11 juillet 2013

Ramadan entre sexe, drogues et autres à côtés…


Tiens, ramadan est là. C’est parti pour un mois pour le mois vécu bizarrement pour une large majorité des Marocains. C’est simple. Rien n’est plus comme durant les autres onze mois de l’année. Tout change. Tout bascule. Les humeurs font des pics inédits. Les manières civiques prennent d’autres manifestations. Les rapports humains deviennent, pour ainsi dire, moins fluides. Plus grinçants.
Je me suis toujours demandé si c’est la faim qui cause autant de dégâts. A coup sur non. Un être humain, normal, peut supporter le jeûne pendant plus de 12 heures, haut la main. Au bout de quelques jours d’adaptation le corps ne ressent plus les différents appels de nourritures, sucre et autres excitants comme le thé, le café, la nicotine et d’autres substances plus ou moins illicites.
Pourtant, on dirait que c’est un réflexe de laisser place au cycle de la colère sous prétexte qu’on a faim. Mais plus que le ventre vide, ce sont les nerfs qui n’ont plus leurs différents carburants qui sont sens dessus dessous.
Les gens souffrent du manque de cigarettes, de haschich, d’alcool, de chicha, de kif, de psychotropes et autres drogues plus dures comme la cocaïne et l’héroïne. C’est ce la qui cause le plus de dégâts durant le ramadan. Au réveil, les gens vivent à couteaux tirés.   
Il faut en découdre avec l’autre. Tous les autres. Qui sont tous jugés coupables parce que tel individu s’est mal réveillé, en proie à des démons de la veille qui le titillent, puis, très vite, prennent le dessus sur sa psychologie. Résultat, des visages hagards, des regards de meurtriers, des rixes à n’en plus finir, des bagarres, des invectives, du sang au nom de la sacralité d’un mois sensé être celui de la paix de l’âme, du recueillement et de la méditation.
Chez nous, dans ce beau pays qu’est le Maroc, surtout dans des villes comme l’horrible Casablanca, ramadan teint ses rituels. Dragues,  prostitution  qui bat tous les records, vol et agressions, accidents de la route, coups et blessures, voire des meurtres. Pour un mois sacré, quel sacrée galère !
Ce n’est un secret pour personnes, ramadan est une fête étrange. Tout y est l’envers. Si pendant onze mois, on a fumé, bu, tiré des coups et fait les 400 coups, en trente jours, il faut battre des records de tous ce qui ne va pas, de tout ce qui est contraire à l’esprit même du ramadan.
Ne voyez ici aucune volonté pieuse de ma part. loin de là. Je veux juste attester d’un constat sans donner dans l’hypocrisie ambiante. Ramadan est bel et bien le mois de tous les excès, pour faire un pied de nez aux interdits. Va comprendre quelque chose ! Malin celui qui le dire. 

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