lundi 17 mars 2014

Des fatwas qui pleuvent comme des obus… contre les libertés

Tout le monde y va de sa fatwa. Dans un monde où les crises humaines se multiplient accouchant chaque jour de plus de maux de sociétés, dans le monde musulman, on est plus préoccupé par  le génocide des libertés que de trouver des solutions solides et viables pour des millions d’hommes et de femmes livrés à la misère et la mort de tout espoir.
Après notre fatwa nationale signée un imam contre un politicien à propos de la polygamie et de l’héritage, en voilà une autre qui nous vient droit d’Iran.  Le guide suprême du régime iranien, Ali Khamenei, s’est fendu d’une fatwa pour le moins déconcertante. Il s’agit ni plus ni moins d’interdire le tchat entre hommes et femmes sans lien légitime.  Pour le guide spirituel iranien, c’est là une fatwa qui émane de la crainte des problèmes sociaux que cela peut engendrer et surtout les désastres que cela provoque, selon Khaminei.  
Autrement dit,  si une femme iranienne échange des messages avec un homme, elle est passible d’une condamnation. Et c’est valable pour le mâle. Car, on ne sait jamais rien qu’avec des paroles, des mots échangés par  clavier interposé on peut éveiller le désir, créer des situation d’adultère, voire même de sexe par bluetuth. Eh oui, les voies du désir entre homme et femme sont si impénétrables, qu’il faut prendre garde. Il en va de la stabilité de la oumma.
Quoi qu’il en soit, du côté de Téhéran, on ne badine pas avec l’amour. Cette interdiction coïncide  avec le blocage de plusieurs sites de chat en Iran dont "we chat". On va plus loin pour mieux sécuriser les relations homme-femme au pays des Ayotallahs. L’ordre a été donné pour que d'autres programmes internet de chat soientt bloqués, dont Tango et Whatsapp.  
Rien de nouveau sous le soleil d’Allah puisque plusieurs réseaux sociaux sont bloqués en Iran, dont facebook et twitter. Mais les responsables, eux,    y ont toujours accès. L'Ayatollah Khamenei a, d’ailleurs, son propre compte facebook. Et c’est de là qu’il a lancé sa fameuse fatwa.
Si on a bien compris, le tchat et les échanges de messages, sont un danger pour les populations et la droiture des uns et des autres. Amen. Mais qu’en est-il  du bien-être véritable des gens ? Leur a-t-on assuré une vie digne de ce nom avant de brimer leurs libertés ? Qui dit que les tchats ne sont pas une thérapie par temps de crise à tous les niveaux ? Non seulement certains régimes en terre d’islam sont défaillants politiquement et économiquement, alors ils remédient à leur inanité en faisant pleuvoir des fatwas liberticides sur la tête des citoyens. Question d’équilibre, paraît-il.