dimanche 6 juillet 2014

Müller et le réalisme allemand

 Il y a ceux qui regardent un match de football. Il y a ceux qui suivent un nom, un joueur et ses superlatifs. Et puis, il y a ceux qui croient en le réalisme et le football total. C’est exactement à cette équation qu’on a eu droit lors du match Allemagne-Portugal, le lundi, 16 juin 2014. Une Mannschaft qui joue au foot. Un Portugal qui attend la délivrance et le génie de sa star Cristiano Ronaldo. Une équipe qui veut gagner des matchs et pourquoi pas se hisser en finale et gagner une coupe qui lui échappe depuis le sacre en Italie en 1990. Une autre, qui met en avant un ballon d’or et beaucoup de tchatche. Ronaldo, ce sont trois coupes du monde,  12 matchs disputés,  2 buts marqués contre la Corée du Nord. En face, il y a Thomas Müller, deux coupes du monde,  7 matchs disputés et déjà  8 buts inscrits contre des formations comme l’Argentine,  l’Angleterre ou le Portugal. Fin de la rumeur. Ballon d’or, on s’en foot. La coupe est pleine. Et ce n’est pas parce que la définition du foot, c’est que deux équipes joue, et c’est toujours l’Allemagne qui gagne. Non, pour ce match, en l’absence de titulaires incontestés au sein de la Mannschaft, comme Schweinsteiger, Klose, Podolski… sans parler des blessés comme l’excellent Marco Reus, l’inégalable Ilkay Gundogan ou encore un taulier comme Bender, on fait le jeu, on est appliqué, on est sérieux, on ne frime pas, on ne se la joue pas… Mais on fait jouer l’adversaire et au final, on lui plante quatre buts. L’Allemagne pour ceux qui l’ignorent encore, ce sont trois coupes du monde gagnées, quatre finales de coupe du monde perdues, 12 demi-finales jouées. Ce sont trois coupes d’Europe dans la poche et trois coupes perdues. L’Allemagne, ce sont 100 matchs de Coupe du monde, plus que le Brésil et l’Italie. C’est ce que j’appelle un immense palmarès. Qui dit mieux.