vendredi 4 avril 2014

Clint Eastwood tourne au Maroc American Sniper : Baghdad transposé à Rabat

Le cinéaste et acteur, Clint Eastwood a entamé début avril le tournage de son prochain film entre Rabat et Casablanca. Une production signée la Warner, avec des acteurs comme Bradley Cooper en tête d’affiche.





American Sniper. C’est le titre de la superproduction tournée en ce moment au Maroc.  Clint Eastwood qui a remplacé au pied levé Stephen Spielberg, qui devait initialement mener ce projet à terme, débarque pour la première fois au Maroc. American Sniper rela            te l’histoire véridique d’un cowboy du Texas, qui a fini par ce recycler en sniper. Cet homme devenu une légende vivante aux Etats Unis d’Amérique a descendu pas moins de 160 personnes.  Ce qui en a fait une figure urbaine où le mythe le partage à une triste réalité, celle du meurtre. Clint Eastwood revient donc sur la vie et le parcours de cet homme pour en dévoiler des facettes cachées. Le film est l’adaptation de l’autobiographie de Chris Kyle., intitulée : «American Sniper: The Autobiography of the Most Lethal Sniper in U.S. Military History. » Si cet ancien Navy Seal revendiquait le meurtre de 255 personnes durant la guerre en Irak,  le Pentagone n’a confirmé officiellement que 160 tirs, tous soldés par  une mort certaine. Le bonhomme avant sa mort a même eu des regrets disant qu’il aurait aimé «tué davantage de personnes».

Ironie de l’histoire

Chris Kyle, après avoir quitté la Navy en 2009, a coulé des jours plus ou moins sans problèmes, jusqu’en février 2013, où il sera à son tour fauché par une belle. En effet, Chris Kyle, a été tué à bout portant, par un marine de 25 ans souffrant de stress post-traumatique. Il était âgé de 38 ans. Drôle de fin pour un tueur d’élite professionnel qui avait abattu le plus de personnes dans l’histoire du la Navy américaine. Le propos de Clint Eastwood est de revenir sur une vie pas comme les autres pour mettre en images le parcours de Chris Kyle en Irak, parmi les insurgés qui l’avaient surnommé le diable. Chris Kyle est resté en service de 1999 à 2009.

C’est l’acteur Bradley Cooper qui produit le film. Il y voit aussi une grande opportunité de briguer un oscar avec un rôle qui est de l’avis, de Clint Eastwood, taillé pour les grands acteurs. L’acteur ne perd pas au change, car s’il avait misé sur Spielberg, avec Eastwood, une machine à engranger des oscars, il sera bien servi. C’est aussi une opportunité pour le cinéaste américain, auteur de «Bird», de «Sur la route de Madison» ou «Minuit dans le jardin du bien et du mal» de se refaire une santé après des derniers films pas si bons que cela. On pense notamment à des opus comme «J. Edgar» et «Au-delà», boudés par la critique où l’on sentait un Clint Eastwood essoufflé de tourner presque un film par un. Clint Eastwood tient en main une sacrée histoire, tirée de faits réels, avec un personnage qui a marqué l’histoire récente d’une Amérique traumatisée par la guerre en Irak et en Afghanistan. De quoi retrouver un peu sa verve telle que déployée dans Flag of our Fathers ou encore le sublime Million Dollar Baby. Il compte donc sur les décors naturels de Rabat et de Casablanca pour reconstituer le passage de Chris Kyle en Irak et donner sa lecture de ce chapitre peu glorieux de la sainte Amérique.