mardi 19 novembre 2013

Exposition des photographies de Lalla Essaydi Au-delà des stéréotypes


La
 Galerie
 Tindouf
 de Marrakech, tenue par   Hadia et Boubker Temili, présente, du
 28 
Décembre 
2013
 au
 15
 Février
 2014,  les derniers travaux de la grande photographe Lalla
 Essaydi, intitulées, «
Bullets
and
Harem,
Revisited». 







C’est l’un des plus grands événements artistiques de l’année 2013. Un happening de la photographe Lalla Essaydi est toujours un grand moment d’art et de réflexion sur le sens même de toute création. Tant l’oeuvre de cette artiste atypique se joue des convenances et s’inscrit dans une démarche novatrice, axée sur le bousculement des acquis et les secousses qui en résultent. Pour cette artiste, née
 au
 Maroc et qui vit 
aux
 Etats
 Unis
 depuis
 de nombreuses années,
 l’art est d’abord une plongée  dans la culture avec ses nombreux dessous, toutes ses ramifications qu’il faut scruter pour en dévoiler le sens caché mais surtout leur ôter leur pseudo sacralité. La femme est au cœur de son approche. La femme telle que son image est véhiculée dans l’imaginaire orientaliste nourrie de stéréotypes et de clichées amoindrissant.   Son travail sur la photographie est connu par de nombreuses particularités. L’artiste y mèle des
 couches
 de
 calligraphie
 arabe
 écrite
 à
 la
 main
 avec
 du
 henné,
 à
 des
 sujets
 directement
 inspirés
 de
la peinture orientalise du 19ème siècle.  On retrouve également chez Lalla Essaydi  des photographies de femmes fluctuantes, déclinées comme des caméléons, prises en images dans
des
décors
 de
 zellijs
 dans des
 
Harems.


Esthétique différente

Les dernières
 séries
de Lalla Essaydi ont pris un nouveau tournanat. On  sent que la photographe a franchi un cap dans c son approche des images qu’elle manipule.  Elle laisse désormais
 place
 à
 un
 éclatement
  d’or métallique
 et
 une
 explosion
 de
 couleurs qui drapent l’ensemble de plus de mystère et de questionnements sur le sens même de ce qui est donné à voir.  Aujourd’hui, pour cette exposition à la Galerie Tindouf de Marrakech, chez les Temli, on constate que dans
 les
 séries
 de
 Harem
 Revisited,
 Lalla
 Essaydi
 re-imagine
 l’espace
 du
 Harem
 dans une acception toute révolutionnaire.  Il s’agit là d’une espace perçu comme un enclos psychologique où les femmes saisies dans des instants précis vivent entre elles, comme mises à l’écart, loin des hommes. Ce n’est pas là une ségrégation d’artiste, mais un pied de nez pour marquer des siècles de frontières assignées à garder les femmes dans des périmètres avilissants.
Dans
cette
 explosion
 de
 couleurs
 et
 de
 motifs
 détaillés,
 les mises en scène sont importantes : les
 odalisques
 posent
 drapées
 de
 somptueux caftans
en
soie
et
brocards
sur
des
précieuses
broderies
et
tissages
en
soie
et  fils d’or. Retour donc en arrière aux confins du 17 ème siècle pour parcourir plus de 300 ans de condition féminine à travers des images qui deviennent du coup des documents d’histoire, des témoignages sur des périodes passées, que l’on a occultées, mais qui ressurgissent, aujourd’hui, revisitées, remiss au goût du jour et de la modernité, dans une déclaration ouverte de guerre sur l’obscurantisme ambiant.
Ces
caftans
et
textiles
qui
datent
entre
le
17ème
et
le
début
du
20ème
siècle proviennent
de
la
collection
de
Boubker
et
Nour
Temli,
étaient
brodés
et portés par toutes ses magnifiques femmes qui arpentaient les recoins des harems au Maroc. Encore une fois le souci de la véracité historique est bien respecté, ce qui donne à ces photographies plus de poids et de profondeur. Ce
changement
dans
l’esthétique,
s’accompagne chez Lalla Essaydi d’une
prédominance
monochrome
calligraphique
qui se mêle à un espace riche de nombreuses textures modernes.   C’est ce va-et-vient entre hier et demain qui octroie à cette vision du monde toute son actualité.   


 Du
 28 
Décembre 
2013
 au
 15
 Février
 2014
 à la galerie Tindouf  de Marrakech.



Biographie

































Lalla
Essaydi, une icône arabe

 Lalla
A.
Essaydi
(1956)
a
grandi
au
Maroc
et
vit
actuellement
au
Etats
Unis où elle a reçu
son MFA la prestigieuse School of The Museum of Fine Arts /Tufts
University
en
Mai
2003.
En
10
 ans
 seulement
 elle
 a
 réussi
 à
 connaître un grand

 succès,
 en
 devenant
 une
 des
 plus
 importantes
 artistes
 féminines
 du
 monde
 arabe.
 Ces
 expositions
 les
 plus
 récentes
 sont : Lalla
 Essaydi:
 Boundaries
 at
 the
 Amelia
 Johnson
 Contemporary,
 Hong
 Kong,
 China
 (2013);
 Lalla
Essaydi:
Revisions,
a
Retrospective,
at
the
Smithsonian
African
Musem
of
Art,
Washington
DC
 (2012)
 et
 Les
 Femmes
 du
 Magreb
 au
 Orientalist
 Museum,
 Doha,
 Qatar
 (2012).
 Son
 travail
 fait
 désormais
 partie
 des
 plus
 grandes
 collections
 comme,
 The
 British
 Museum,
 Le
 Louvre,
 Los
 Angeles
 County
 Museum
 of
 Art,
 Arab
 Museum
 of
 Modern
 Art,
 Qatar
 et
 The
 Art
 Institute
 of
 Chicago.
 Essaydi’s
 photographs
 can
 be
 found
 in
 publications
 such
 as
 Arab
 Photography
 Now
 (2012),
Les
Femmes
du
Maroc
(2009)
and
the
Encyclopedia
of
Arab
American
Artists
(2007).



Hommage posthume Janis Joplin au Walk Of Fame


C’est enfin un geste qui ne rend absolument rien à la valeur de l’une des plus grandes chanteuses du XX ème siècle. Morte très jeune, Janis Joplin a pourtant laissé derrière elle un parcours pour le moins impressionnant. Une vois sublime, à la fois rocailleuse, soft et mélodieuse. Une vie tourmentée, une aura sans pareille qui la fait entrer dans le cercle des «J» comme Jim Morrison et Jimmy Hendrix tous deux partis très tôt.




Début novembre 2013, Janis Joplin, décédée en 1970 à l'âge de 27 ans, a reçu à titre posthume la 2.510e étoile du "Walk of Fame" sur le célèbre Hollywood Boulevard. On s’en souvient, à la fin des années 1960, à un moment de grand bouillonnement des sens et des tendances, Janis Joplin chantait pour le groupe de rock psychédélique Big Brother and the Holding Company. Elle s'est distinguée après comme artiste solo avec ses groupes d'accompagnement, The Kozmic Blues Band et The Full Tilt Boogie Band.
En seulement trois ans, de carrière, Janis Joplin a sorti cinq singles, en plus de chansons très connues et autres chants populaires. Elle aura laissé derrière elle une magnifique interprétation de "Me and Bobby McGee", "Summertime," "Cry Baby" ou "Mercedes Benz." Janis Joplin, qui a agélement sorti quatre albums studio, avait été intronisée dans le Rock and Rock Hall of Fame en 1995. Le réalisateur américain du film historique à succès "Le Majordome", Lee Daniels, avait annoncé récemment qu'il prépare un biopic sur la chanteuse américaine.


mardi 12 novembre 2013

« Apports à la philosophie » De l’avenance vue par Martin Heidegger


Les éditions Gallimard publient un ouvrage philosophique capital dans l’oeuvre immense du géant Martin Heidegger. Le philosophe allemand  y développe une vision du monde et l’apport de grands noms comme Nietzsche.





Martin Heidegger, le grand philosophe allemand (1889-1976), a laissé derrière lui une œuvre philosophique des plus profondes et prolifiques. Lectures de Friedrich Nietzsche, analyses des Présocratiques, plongées dans Hölderlin, mais aussi « Sein Und Zeit » (Etre et temps), une œuvre majeure qui sera suivie d’ailleurs par ces « Apports à la Philosophie. De l’avenance.» Entamé en 1939, il prend deux ans pour être achevé. Mais Heidegger, le range pour être publié «plus tard».   Finalement, ces textes n’ont jamais été publiés du vivant du philosophe. D’ailleurs, le volume n’a paru qu’en 1989, pour le centenaire du Martin Heidegger. C’est dire tout le mystère qui entourait un des textes fondateurs de la pensée  du plus grand penseur allemand après Nietzsche.  Pour un œil averti, «Apports à la philosophie» s’inscrit dans la continuité d’«Etre et Temps».  C’est l’angle de pensée qui y est ici différent. D’ailleurs, l’approche de Heidegger est tellement subtile, qu’au premier abord, on ne note aucune relation entre les deux oeuvres majeures. Mais ce n’est qu’une impression, vite dissipée, quand on pénètre au fond des analyses.

Origines de la pensée
Si «Etre et Temps» est un bloc décliné en traité solide sans compartimentations. «Apports à la philosophie» obéit à une structure tout autre. Nous sommes devant huit parties. Celles-ci  sont composées de six fugues, qui sont précédées par une sorte d’introduction qui annonce le tout. Le tout est finalisé par une espèce de récapitulatif qui revient sur tout ce qui a été détaillé dans les différentes parties. Sans revenir sur ce qui fait l’essence même de la philosophie heideggérienne telle que expliquée dans Etre et Temps, ici il est question d’un nouveau commencement.
On remonte aux sources de la pensée humaine avec Heidegger. Comme cela a été le cas avec Nietzsche qui a remis au goût de la pensée moderne Socrate et les Présocratiques, Eschyle, Sophocle, Parménide, Thales, Héraclite et tant d’autres. Plus qu’une généalogie de la philosophie humaine à travers ses nombreuses ramifications, ces Apports sont un complément moderne, un regard profond sur ce qui sous-tend la pensée depuis la naissance avec des projections loin dans le temps.



Collection Bibliothèque de Philosophie, Série Œuvres de Martin Heidegger, Gallimard. 280 dhs. 

« Mendiants et orgueilleux » d’Albert Cossery


Les éditions Gallimard et Joëlle Losfeld publient une nouvelle édition augmentée et enrichie en 2013 de l’ouevre majeure de l’écrivain égyptien Albert Cossery dont c’est le centenaire de la naissance cette année.





Un livre culte ; traité au cinéma par Asmae El Bakri dans un monument du septième art égyptien. Mendiants et Orgueilleux plonge au cœur des ruelles du Caire pour lever le voile sur les secrets, les mystères, les non-dits, les espoirs avortés de toute une population, livrée à elle-même. Nous sommes au cœur palpitant d’une ville monstrueuse. Le Caire affiche complet et déborde.
Gohar, un ex-philosophe recyclé dans la mendicité, parcourt les venelles des quartiers pourris de la ville, insouciant, coupé de tout, non concerné par le sort d’une cité qui part en fumée. D’autres figures peuplent ce roman, haut en couleurs. Un cul-de-jatte, qui passe son temps à gérer les crises de jalousies de sa femme, qui lui demande de l’honorer toutes les nuits de peur d’aller voir ailleurs. Il y a Yéghen, un vendeur de hachisch notoire. Il est laid mais c’est un homme qui rayonne de bonheur tant la vie et ses contingences le laissent froid. Et il y a surtout Set Amina, la mère maquerelle, la dame qui régente tout ce beau monde connaissant bien les besoins primitifs des hommes et leurs folies devant la chair.   Sans oublier Nour El Dine, un policier homosexuel,  qui enquête sur le meurtre d’une jolie prostituée dans le bordel de Set Amina, mais qui au fur  et à mesure que son enquête piétine, il se doute de sa raison d’être, de son métier et de sa vie.
Roman sublime sur un monde  à la dérive qui cadre avec ce que traverse aujourd’hui l’Egypte, mais aussi d’autres pays arabes, toujours secoués par des révolutions avortées.


Collection Arcanes/Joëlle Losfeld, Gallimard

L’incivisme et la colère au nom d’Allah


Taxi rouge. Barbe assez fournie, avec des zones arides. Sans moustache. Le crâne presque rasé. Le bonhomme est un peu crade. Le taxi ne sent pas la rose. La stéréo à fond. Un prêche religieux assez corsé, mais, la vérité, sans le moindre appel au jihad ou à une quelconque forme de violence. Du moins durant les dix minutes qu’on passé dans ce rafiot. Les vitres sont baissées pour que l’audience profite, malgré elle, de ce moment de morale religieuse gratis.

Une jeune demoiselle à l’arrière. Assez jolie. Son parfum tranche avec l’atmosphère fétide des sièges pourris. Pour ma part, je suis assez pressé de descendre. L’air est franchement intenable. Plus les décibels, la voix de l’excité qui tourne en boucle en MP3, il faut vite déguerpir.

Incident. Le Iphone4 de la jeune fille résonne. Une belle sonnerie choie avec soin. Certainement une musique qui rappelle un bon souvenir. La fille tente de répondre. Impossible. On n’entend rien avec tout ce  boucan. Elle demandée gentiment au chauffeur  de « baisser légèrement le volume ». Le type l’ignore. Ni réponse ni geste désapprobateur. Silence. Et dédain. La fille s’excuse auprès de la personne qui veut bien la joindre au bout du fil.

Resonnerie. La fille, toujours aussi délicatement esquisse une nouvelle approche conciliatrice dans ce bourbier de prêche. « S’il vous plaît. C’est important. Je dois répondre à mon avocat. Je n’entends rien ».

Soudain le véhicule branlant s’arrête. Moteur coupé. Silence. On n’est même pas garé. Le type ne bronche toujours pas. Situation surréaliste. Je me suis dit que cela devait bientôt être désamorcé par un mot. Rien. Alors je me lance. « S’il vous plait. Faites marcher le taxi, on est pressé ».  Le type descend. Il fait le tour de son engin. Il ouvre la portière de la jeune fille. Il la somme de descendre illico. Il veut faire pareil pour moi. Mais il y a un os. Je refuse. La fille remonte. Je demande qu’on aille voir la police.

Le type crie tous ses saints qu’il ne craint que Dieu. Je dis moi aussi. La fille s’aligne sur ma position. Le bonhomme gueule, appelle des témoins. Il veut du renfort. La fille se défend qu’elle a juste demandé de baisser el volume pour pouvoir régler une affaire de haute importance pour son avenir. Le taximan jure que la jeune parlait en riant avec un type  qui la draguait de l’autre côté de son phone. Je dis aux gens qui se sont attroupés autour de nous que c’est faux. Mais on ne veut pas me croire.
Ce type avait une barbe. Il écoutait un prêcheur zélote. Il avait raison. La fille pouvait jurer elle aussi toute la race des saints de sa lignée, rien n’y fait. Finalement, un policier a arrive. Il nous demande de partir et de ne pas faire attention à cet illuminé. On paie et on s’en va. Quand il roule, le bonhomme arrive à mon niveau et me crie de sa voiture, après avoir dépassé la foule : « vous l’avez dans l’os, toi et ta salope ». j’avoue que je n’ai encore rien compris. Et vous ? 

Jugement de l’affaire du Navire « Kenza » Justice rendue pour les marins marocains


Le jugement a été rendu par le tribunal italien, le 29 octobre 2013,  dans l’affaire du navire marocain, Kenza », accosté au port de Cagliari depuis mai 2013. La justice italienne a donné gain de cause aux membres de l’équipage.

Il a fallu cinq mois pour aboutir à un verdict. Le 29 octobre, plus de cinq mois après le blocage du navire marocain Kenza au port de Cagliari, la justice italienne a tranché en faveur des 15 membres d’équipage qui ont poursuivi l’armateur : la compagnie IMTC. Les principales revendications des marins marocains sont été respectées. D’abord, l’armateur doit payer la totalité des salaires allant de janvier à mai 2013. Et à partir du 7 mai jusqu’ à novembre 2013, les marins percevront les  deux tiers de leurs salaires. L’armateur a 30 jours à compter du jour du verdit pour régler le problème. Sinon, le navire sera vendu aux enchères. Pour les marins, c’est un ouf de soulagement. Pourtant, ils ne savent pas si l la totalité de leurs droits sera dédommagée. Comme l’affirment les membres de l’équipage bloqués à Cagliari, «Nos allocations familiales CNSS ne sont pas versées depuis longtemps. La compagnie n’a pas encore honoré nos cotisations auprès de la caisse CIMR depuis plusieurs années jusqu’à ce jour malgré les déductions des parts salariales faites sur nos salaires sans oublier que nos dossiers d’assurance (mutuelle) ne sont pas encore remboursés depuis longtemps y compris les prises en charges des malades.» Car au-delà des salaires bloqués se sont les redevances sociales qui posent toujours problème. 

Situation inhumaine
On le voit bien, la proposition de l’armateur, début octobre 2013, qui consistait à payer aux 15 membre d’équipage une somme de 63.000 USD ne couvrant même pas le montant total des salaires dus de la période mentionnées ci-dessus, a été rejetée par les marins. Ces derniers veulent recouvrer la totalité de leurs droits comme le stipulent les lois. Leur unique crainte est d’attendre encore au port de Cagliari. Comme le souligne Abdelwahed Belkasse de l’équipage, «Cela fait plus de 5 mois que nous sommes coupés de tout. Nous sommes épuisés, sans ressources et il est temps pour nous de renter chez nous et de retrouver nos familles. Ce que nous avons enduré ici est similaire à une peine de prison. C’est inhumain ».
Ce qui est sûr, c’est qu’il faut au moins attendre la fin novembre pour voir si l’armateur  va payer les marins ou nom. Pour les familles des marins ici au Maroc, c’est la douleur qui prévaut. Attendre encore un mois sinon plus est tout simplement insoutenables. Comme le souligne la femme d’un marin : «c’est  infernal des deux côtés, nos époux qui sont prisonniers d’un bateau et nous, ici, sans argent à attendre  que Dieu nous vienneen aide ».  

A.Najib

Hommage Pierre Bonte, l’ami du Maroc



Un grand connaisseur du Sud marocain a tiré sa révérence. Le grand chercheur Pierre Bonte, spécialiste de renommée mondiale des sociétés sahariennes, est décédé le 4 novembre 2013, à Paris. Il avait 71 ans.   Homme de terrain, voyageur intrépide, animé d’une grande curiosité pour les peuplades les plus méconnues, Pierre Bonte est né le 25 août 1942 à Annoeullin, dans le Nord de la France.   Docteur d'Etat en ethnologie et anthropologie sociale, il était membre du Laboratoire d'anthropologie sociale du Collège de France et de l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) et Directeur de recherches au Centre national de recherche scientifique (CNRS). Son parcours de chercheur l’a mené depuis 1960  à parcourir le désert du Shara. Pierre Bonte a voyagé et séjourné au Niger, au Maroc, en Algérie, en Mauritanie, au Mali et en Tunisie. 




Des périples qui ont donné naissance  à de nombreux travaux scientifiques et d’ouvrages dont L'émirat de l'Adrar. Esquisses historiques (1998), La montagne de fer. La SNIM. Une société minière du Sahara mauritanien à l’heure de la mondialisation (2001), Les derniers nomades (2004), L’émirat de l’Adrar mauritanien. Harîm, compétition et protection dans une société tribale saharienne (2008). En 2009, Pierre Bonte en collaboration avec Mohamed Elloumi, Henri Guillaume et Mohamed Mahdi, publie une étude intitulée Développement rural Environnement et Enjeux territoriaux. Regards croisés Oriental marocain et Sud-Est tunisien. Il a aussi été l'auteur d'un "Essai sur les formations tribales du Sahara Occidental" paru en 2007 aux éditions Luc Pire.mais son ouvrage le plus emblématique de sa connaissance du Sud marocain demeure  "la Saqya al Hamra, berceau de la culture ouest-saharienne, une véritable fresque historique et anthropologique relative à ce bassin du Maroc Saharien allant du Néolithique jusqu'à la récupération par le Royaume de ses provinces sahariennes. (Editions la Croisée des Chemins, 2012).