mercredi 31 juillet 2013

Le désespoir des anges de Henry Kenol


Peu après avoir réussi à s’arracher à la prostitution, une jeune Haïtienne découvre un jour que, sous ses apparences de bourgeoise protégée, la propriétaire de l’hôtel qui l’emploie désormais n’est, comme elle, qu’une femme en souffrance. Mais, durant l’inattendu dialogue qui s’engage alors, la “domestique” ne cesse de voir surgir les images du terrible passé qui a irrémédiablement fait naufrager son destin et brisé tous ses rêves.



Comment ne serait-elle pas hantée par ce jour de triste mémoire où, poussée à bout par les abominables sévices sexuels qui lui étaient, comme à tant d’autres, impunément infligés par des nantis habitués à abuser sans vergogne de la misère de leurs inférieurs, elle a, entre provocation et désespoir, accepté de devenir la concubine du chef de gang qui faisait la loi dans le plus vaste bidonville du pays ? Et comment oublier de quelle déchéance et de quelle dépravation elle a payé sa soumission à ce sanguinaire potentat avant que l’assassinat de ce dernier ne la contraigne à fuir pour échapper à la haine féroce du nouveau “patron” des cités dont elle avait naguère refusé les avances? Dans cet impressionnant roman dont tous les personnages sont embarqués sans retour dans la spirale de la violence, Henry Kénol, s’inspirant de la crapuleuse prise en otage des cités-bidonvilles d’Haïti par des gangs armés au début des années 2000, décrit sans tabou la scène ordinaire d’un enfer sur terre où l’impuissance des victimes rencontre le silence assourdissant du corps politique.
Editions Actes Sud.  

Bon savoir: Attention à deux médicaments contre la montée de lait chez les mamans


C’est une mise en garde sérieuse. L’Agence nationale française de sécurité du médicament (ANSM) a réévalué deux médicaments à la suite de signalements d’effets indésirables rares, mais qui peuvent être graves : accident vasculaire cérébral, infarctus du myocarde, hypertension artérielle, convulsions, hallucinations ou confusion mentale ont été parfois diagnostiqués chez des femmes prenant ces médicaments pour prévenir ou interrompre la montée de lait. Il s’agit de deux médicaments à base de bromocriptine (Parlodel et Bromocriptine Zentiva) qui sont utilisés pour stopper la lactation après un accouchement ou la prévenir après une interruption volontaire de grossesse.   « Ces effets indésirables sont connus et mentionnés dans le résumé des caractéristiques du produit (RCP) depuis 1994 en France, avec notamment la présence de contre-indications et de précautions d’emploi. Malgré ces mises en garde, en 2012, une nouvelle enquête de pharmacovigilance a confirmé la persistance de ces effets indésirables graves, souvent associés à une utilisation non conforme au RCP des médicaments à base de bromocriptine, notamment un non respect de la posologie ou des contre-indications » explique l’ANSM qui demande que ce rapport bénéfice/risque soit réévalué au niveau européen par l’Agence européenne du médicament.


« Chronique d’hiver » de Paul Auster: La vie et rien d’autre


Roman : Le grand écrivain New yorkais, Paul Auster, signe un magnifique texte sur sa vie et son parcours. Décliné à la deuxième personne, « Chronique d’hiver » fait écho à « L’invention de la solitude », écrit il y a trente ans.  




Ce n’est pas là le portrait d’un homme de lettres, un littérateur qui revient sur plus de trois décennies d’écriture pour nous livrer un récit concis, et parfois fier sur la carrière, le travail accompli et autres autosatisfaction. Rien de tel chez Paul Auster, dans ce magnifique livre qu’est « Chronique d’hiver ». L’auteur est un acteur dans un monde qui se crée devant lui et dont il participe aux mutations. A soixante-quatre ans, Paul Auster commence à voir sa vie derrière lui. Le rétroviseur est ici à double sens. Il sert de miroir qui reflète une vie, avec toutes ses variations. Et de lanterne qui luit, loin de vue, pour illuminer ce qui peut venir, ce qui adviendra, ce qui n’est pas encore là.
Tout défile dans le passé. On retrouve le jeune américain, féru de Base Ball, qui aime les femmes et dé »couvre toute la puissance du corps. Puis, on est face à un autre Paul, aux prises avec les contingences de la vie. Amour, passion, déceptions, rage, espoir naissant, et le texte, l’écrit, la page blanche, le livre qui naît.
Quête de soi
Paul Auster fait partie de ces rares écrivains américains qui ont une telle force que le récit rend avec grande simplicité. Comme chez un autre gênât des lettres américaines, Jim Harrison, toute l’oeuvre de Paul Auster est finalement centré sur l’humain. Sur l’homme, ce Paul que l’on connaît depuis L’invention de la solitude, puis que l’on a suivi à travers Léviathan, Tombouctou, Dans le scriptorium, Invisible et tant d’autres romans où il est toujours question du rapport de l’homme à son texte. Une textualité qui n’est pas jamais linéaire, mais qui embrasse la vie selon d’autres exigences temporelles.
Chez Paul Auster, c’est la vie qui prime. La vie et la mort, qui est toujours là, tapie, quelque part, mais qui est jusque-là vaincue par plus fort qu’elle : la volonté de vivre, la force de respirer,  l’infini du mot qui porte le secret des choses en ses confins. C’est cela l’écriture de Paul Auster, une réelle plongée  en soi, pour se retrouver, en son épicentre disloqué, mais toujours opérationnel. Car dans cette œuvre, il n’y a pas de place pour la perfection. Tout est à dimension humain où la peur, l’échec et l’incertitude tiennent aussi une grande place. Humain quoi.

Editions Actes Sud. 260 dhs. 

samedi 27 juillet 2013

Voici la photo terrible de deux individus qui ont chassé un Vautour dans la région d'Azilal au Maroc  et qui le montre en toute fierté. Un crime odieux posté sur la toile en toute impunité. Alors que ce sont là des oiseaux magnifiques, rares et protégés, on se lâche à les traquer et à les montrer comme des trophées de chasse. Écoeurant. 




Le Roi Juan Carlos obtient le transfert d’un détenu espagnol


L’histoire a fait coulé beaucoup d’encre en Espagne. Plusieurs ONG et un groupe de soutient qui a réussi à obtenir plus de 67 000 signatures ont plaidé la cause d’un ressortissant espagnol détenu à Tanger au Maroc, pour trafic de drogue. Il s’agit de Antonio Garcia Vidriel, ancien chauffeur de camion, âgé de 67 ans, arrêté, en compagnie de son fils, au Maroc en possession de 9 tonnes de haschich dans son véhicule. En prison depuis 15 mois, il a été condamné à une peine de 6 ans par un tribunal marocain. Lors de sa visite officielle au Maroc, le roi Juan Carlos a demandé aux autorités marocaines le transfert pour des raisons humaines de santé du détenu en Espagne. Une requête acceptée, puisque Antonio Garcia Vidriel a été livré aux autorités espagnoles, le 23 juillet 2013.

Bon à savoir: Essais cliniques sur des cellules souches humaines


C’était prévisible. Aujourd’hui c’est une réalité scientifique. Les autorités sanitaires du Japon ont donné leur accord pour mener les premiers essais cliniques de cellules souches pluripotentes induites sur l’homme.
Il s’agit là d’une première mondiale.  Ce sont des essais cliniques qui vont être menés sur six patients atteints de dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) dans sa forme humide (la plus sévère). Cette maladie oculaire représente la première cause de cécité chez les plus de 55 ans dans les pays industrialisés. 
Autrement dit, des cellules cutanées prélevées sur les bras des patients vont être reprogrammées génétiquement pour devenir des cellules de la rétine et être réimplantées sur les patients. Pour le Pr Masayo Takahashi et son équipe, il s’agit de faire en sorte que ces cellules adultes reviennent à un stade quasi embryonnaire. Les cellules ainsi modifiées génétiquement devraient exprimer quatre gènes, des gènes inactifs au stade adulte. Ces cellules iPS seront ensuite capables de se multiplier et de se différencier en n’importe quel type de cellules de l’organisme.
Une première étape pour vérifier l’efficacité de la méthode
Dans le cas de l’essai de nos chercheurs japonais, les cellules pluripotentes évolueront si tout se passe bien en cellules de la rétine afin de régénérer l’œil malade des patients.
Cette expérience devrait durer huit mois. Il faudra attendre de connaître les résultats et vérifier l’absence d’éventuels effets secondaires (réaction immunitaire par exemple), avant de passer à la vitesse supérieure.

Jacques Chirac passe ses vacances à Taroudant





Jacques Chirac, l’ancien président français, aime le Maroc. Il s’y plaît tellement qu’une fois n’est pas coutume, il a décidé d’y passer ses vacances d’été. Ses habitudes estivales ont donc été changées pour l’air sain de Taroudant, dans le Sud du Maroc.  Les vacances programmées à Saint- Tropez sont de fait annulées. C’est pour des raisons de santé que ce séjour marocain a été décidé.  A 80 ans, Jacques Chirac a la santé très fragile. Il a besoin de calme, de douceur de vivre, loin du brouhaha et de la cohue de la Côte d’Azur. Ce n’est pas la première fois que Jacques Chirac décide de passer des vacances au Maroc. L’ancien Chef d’Etat à l’habitude de se rendre souvent, chez lui,  à Taroudant, pour des vacances en famille.