vendredi 22 novembre 2013

Le Maroc va régulariser les immigrés clandestins: Légalité pour tous


Le gouvernement marocain a décidé de régulariser la situation des immigrés résidant au Maroc de manière illégale. Une mesure qui entre en vigueur début 2014. Elle s’étalera sur une année pour permettre à tous les immigrés d’en bénéficier.

Les directives royales ont été décisives. Le ministère en charge des Marocains résidents à l’Etranger et de l’immigration a annoncé, le 11 novembre 2013, que le gouvernement marocain va régulariser la situation des immigrés clandestins vivant dans la clandestinité sur le sol du royaume. Dans se sens, des bureaux ont été mis sur pied pour servir les étrangers qui vont désormais entrer dans la légalité, comme des citoyens à part entière, bénéficiant des mêmes droits et prérogatives que tous les Marocains.
Cette vague de régularisation touche tous  les étrangers mariés à des Marocains. Ceci englobe également tous ceux qui peuvent prouver qu’ils ont eu moins deux années de vie commune avec un Marocain ou une Marocaine.  Cette mesure concerne aussi les étrangers en situation illégale mais mariés à des étrangers vivant en toute légalité au Maroc. Cela touche les enfants nés de mariage pour les deux cas de figure cités plus haut. Les étrangers qui bénéficient de contrats de travail d’au moins deux ans peuvent aussi régulariser leur situation.  Il y a aussi  les étrangers qui ont vécu au moins cinq anas s au Maroc et tous les étrangers atteints de maladies graves  et qui sont sur le sol marocain avant le 31 décembre 2013.
Racines africaines
Le gouvernement marocain annonce aussi la régularisation de la situation des demandeurs  d’asile, reconnus par le haut commissariat aux réfugiés au Maroc ainsi que les  sans nationalité dont le nombre atteint 850 personnes selon le ministère des Affaires étrangères. Une commission sera désignée à ce propos sous la tutelle de la délégation ministérielle des Droits de l’homme pour statuer sur les affaires d’asile, les doits de l’homme et la traite des humains.
Ce sont là des mesures importantes qui plient une page du passé et assurent à tous les immigrés vivant au Maroc, dont le plus grand nombre est représenté par les Africains subsahariens, une vie décente, dans le respect de leurs droits. Cela représente aussi une grande richesse pour le pays hôte qui va bénéficier  d’une main d’oeuvre importante, des potentiels humains considérables à même d’aider l’économie marocaine à devenir plus compétitive. Si le Maroc peut absorber pas moins de 30 ou 40 milles immigrés clandestins, c’est un pas en avant dans le respect des droits humains et un signal fort à l’Europe qui, depuis de longues années, ferme les frontières et acculent les immigrés à des expulsions forcées.


Bon à savoir: Les hommes grossissent plus vite après 40 ans


Des chercheurs britanniques ont réalisé une enquête auprès de 10 000 personnes hommes et femmes, nés tous la même semaine de l’année 1970. Les conclusions de ces travaux ne souffrent aucune ombre. Pour les scientifiques, les hommes ont tendance à grossir au début de la quarantaine. Deux tiers des hommes britanniques deviennent obèses ou en surpoids passé 40 ans. Chez les femmes, le phénomène est moins important, même s’il concerne tout de même une femme sur deux.  Ces résultats font écho à d’autres qui démontrent que partout dans le monde, de l’Australie, au Canada, en passant par l’Afrique et le Moyen Orient, les hommes sont plus touchés par des problèmes de poids que les femmes. On a recensé 45 % d’hommes en surpoids et 25 % d’obèses, alors que chez les femmes, 29 % étaient en surpoids et 20% obèses, une fois en atteint le cap des 40 ans.  L’autre point fort de cette enquête révèle que les hommes sont moins enclins que les femmes à considérer leur poids comme un problème pour leur santé, quand il en constitue un. La majorité ne considère pas que son excès de poids comme une menace pour sa santé. «Le surpoids des hommes s’est tellement banalisé qu’ils ne se rendent pas compte qu’il représente un risque pour leur propre santé », explique le Dr Alice Sullivan, de l’Institut de l’éducation à l’Université de Londres. «Et ils ont donc moins de chances d’être sensibles à nos messages de prévention ». Ceci dit, les hommes n’ignorent pas que le surpoids et l’obésité surexposent aux maladies cardiovasculaires et que l’activité physique et l’alimentation permettent de baisser le risque.  

Bon à savoir: C’est bientôt la fin des thermomètres en mercure


Enfin. Depuis le temps qu’on l’annonçait, c’est là une décision importante. En effet, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a demandé, le 11 octobre 2013, aux pays membres l'élimination, d'ici 2020, des thermomètres médicaux et des appareils de mesure de la tension contenant du mercure. Pourquoi ? C’est simple : «Le mercure et ses différents composés sont une préoccupation pour la santé publique mondiale et ont toute une série d'effets graves sur la santé »,  affirment les grands spécialistes au niveau de l’OMS. D’ailleurs, c’est connu d’après de nombreuses études, le mercure peut accuser des dommages cérébraux neurologiques, en particulier chez les jeunes. Dans ce sens, l’OMS va mener une opération d'envergure avec l'ONG Health Care without Harm, sous le signe "pour des soins sans mercure d'ici 2020".  Il faut savoir que cette convention autorise l'utilisation du mercure dans les thermomètres jusqu'en 2020 avec des exceptions pouvant repousser ce délai à 2030. Mais de nombreux chercheurs pensent que  les conséquences pour la santé du mercure «sont si graves que tous devraient s'efforcer de respecter la date cible de 2020 fixée dans la convention ».  Certaines études ont également démontré que le mercure peut notamment avoir des effets néfastes sur les reins et le système digestif. Le directeur général de l'OMS, Margaret Chan précise que son organisation «Avec l'accord de Minamata, va faire beaucoup pour protéger définitivement le monde des conséquences dévastatrices pour la santé du mercure».   

Le Marocain est un klaxonneur-né et il le revendique


On devrait organiser le prix quotidien de la plus stridente cacophonie au monde. Le Maroc battrait à plates coutures le Nord du monde et quelques pays de l’Asie. Mais il croisera le fer avec l’Inde, le Pakistan, le Nigeria et l’Egypte pour le titre final, celui du klaxonneur le plus aguerri de la planète. 

N’allez pas croire que éclater les tympans aux gens n’arrive que dans les grandes villes, sur les grandes artères, au moment des rushs de la circulation. Non, ce sport n’a rien à voir avec les bouchons et les embouteillages. Faites un tour à Ain Taoujtate à 11 heurs du matin ou 17 heures de l’après-midi, il y a toujours quelqu’un qui va casser net l’ambiance en poussant sa mélopée. Car le Marocain, quand il klaxonne, c’est un ersatz de colère qu’il exprime. Entre nous, mieux vaut nous casser les oreilles, au figuré, que nous casser la gueule, au propre.

Vous avez vu dans les carrefours comment on appuie sec et longtemps q sur le klaxon ? Toute la rage du monde y est exprimée. Un copain psychiatre m’a dit qu’il fallait étudier le degré  du bonheur marocain à l’aune des klaxons. Une étude inédite, il faut le dire. Et on peut croire mon pote, connaisseur en soubassements de l’âme, il y a des enseignements à prendre.

C’est même devenu une seconde nature chez de nombreux cas. Si la personne ne klaxonne pas, elle peut faire un malheur en rentrant à la maison. Elle peut taper sa femme, massacrer ses gosses ou faire un scandale avec les voisins ou les collègues au bureau. C’est que le klaxonneur marocain a besoin de sa dose.
Ne croyez pas, non plus, que c’est la une pratique masculine. Loin s’en faut. Les femmes y mettent des variantes.  Qui nous gratifie d’une mélodie hachée. Qui pousse le zèle à faire défiler toutes les gammes du répertoire national. Parce que le rythme marocain des klaxons a une teinte locale.

Certains vont même jusqu’à  changer leur klaxon pour plus fort, plus sophistiqué. C’est un métier qui rapporte, faut pas croire. Je veux le plus fort, le plus criard, le plus perturbateur. Je veux faire chier le monde pour qu’on sache que j’existe. Eh oui, chacun son dada et sa marque de fabrique.

Ne dit-on pas avec un grand historien que l’une des grandes moralités de tous les temps est cella attestant qu’il faut crier plus fort, faire le plus de bruit pour se faire entendre ? Voyez bien que le Marocain a atteint un degré métaphysique dans sa relation avec la nuisance.  Non seulement, il cultive sa passion, mais il s’entretient, il s’exerce tous les jours.  Doublement salutaire, on évacue en empoisonnant la vie des autres. Qui dit mieux.




« La voie soufie » de Faouzi Skali Essence et esprit de la tradition


L’anthropologue et ethnologue Faouzi Skali a signé de nombreux ouvrages de référence sur le soufisme. Autorité dans le domaine, son ouvrage La Voie Soufie est aujourd’hui considéré comme un incontournable pour saisir l’essence du soufisme.




Le soufisme chez Faouzi Skali est d’abord une histoire d’amour. Il n’est de spiritualité sans passion. Et sans pathos, dans le sens premier du terme. Ce dernier est d’ailleurs toujours conjugué à une certaine catharsis de l’esprit et de l’âme. Ensuite, le soufisme est une voie. C’est un cheminement qui va de l’être au monde et du monde à l’être dans une communion qui va au-delà des contingences ambiantes qui font la perception dans  son acception la plus usuelle. Faouzi Skali explique sa démarche dans  ces mots : «Percevoir le soufisme du dedans. Comprendre sa perception du monde. C'est ce que, dans ce livre, j'ai essayé de rendre communicable dans une certaine mesure. Cela répond à l'expérience vécue de la voie qui en a nourri l'écriture. C'est d'elle que naît cette vision intérieure-extérieure à partir de laquelle j'ai voulu esquisser ici certains aspects de l'initiation spirituelle en Islam. Voie métaphysique, essence et esprit de la tradition. Voie d'amour et de connaissance.»
Esprit infini
Ce périple intérieur de l’être est la voie sacrée pour se connaître. Elle est faite d’initiation, d’expériences métaphysiques et philosophiques profondes qui ont pour but de révéler l’humain à soi. Pensée sui generis, la voie soufie fait du recueillement et de la méditation deux socles importants pour pénétrer aux tréfonds de soi. Elle est aussi une clé de lecture pour comprendre les nombreuses ramifications de l’Islam, en tant que pensée, que mode de vie spirituel mais aussi comme une religion de lumière où le savoir tient une place très importante.
Dans ce livre à la fois didactique et analytique, Faouzi Skali nous rapproche de l’islam d’une manière très personnelle. On sent le lien entre le divin et l’humain toucher à des profondeurs insoupçonnées pour peu que l’être en nous trouve en lui les voies cruciales pour se connaître et embrasser l’infini de l’esprit.

Il a été désigné par l'ONU, au titre de l'année 2001 parmi douze personnalités mondiales ayant contribué au dialogue des civilisations. Chez Albin Michel, il a publié Futuwa. Traité de chevalerie soufie, La Voie soufie et Traces de lumière.


Collection Spiritualités vivantes. Editions Albin Michel. 

Fouilles archéologiques au Maroc Découvertes d’ossements d’anciennes espèces d’éléphants


Des fouilles effectuées par des chercheurs marocains et portugais  dans la localité d'Anchrif, dans le village de Taghroute, dans la province de Boulmane, ont révélé l'existence de restes paléontologiques sous forme d'ossements de Proboscidiens, une espèce ancienne d'éléphants.


Encore des preuves de l’existence d’une grande richesse paléontologiques au Maroc, et ce, dans différentes régions. Cette fois ce sont des chercheurs marocains et portugais  qui ont trouvé près du village de Taghroute, dans la province de Boulmane, des restes paléontologiques sous forme d'ossements de Proboscidiens, une espèce ancienne d'éléphants. Il s'agit de deux défenses. La plus complète mesure 1,58m de longueur. On parle aussi de deux crânes, des fragments de dents, des extrémités proximales et distales de fémurs, d'os du bassin et d'omoplate, de côtes et bien d'autres fragments osseux parfaitement incrustés dans un sédiment compact. Il a fallu beaucoup de temps aux chercheurs pour sortir les éléments de la dure couche de terre qui leur a posé de nombreux soucis. Pour les scientifiques marocains, il s’agit, selon les premières conclusions d’un paléo-lac de haute montagne. D’ailleurs, il en existe plusieurs dans tout le Moyen-Atlas. D’autres futures études vont se pencher sur cette géologie pour en révéler toutes les strates, ce qui peut conduire à de nouvelles découvertes paléontologiques.
Sur un autre plan, l'analyse taxinomique des crânes et des dents de l'éléphant découvertes va permettre aux chercheurs  d'identifier le groupe d'éléphants auquel elles appartiennent. On penche déjà pour le Loxodonta, qui date du début du Pléistocène moyen, ou l'Elephas, qui lui appartient à la deuxième moitié du Pléistocène moyen. Il faut aussi souligner ici que ces fouilles, effectuées en septembre 2013 dans le cadre d'un programme de recherche mené par une équipe mixte de l'Institut national des sciences de l'archéologie et du Patrimoine et l'Universidade Nova de Lisboa du Portugal, ont permis également de découvrir des objets d'une industrie lithique très ancienne remontant à la civilisation préhistorique dite acheuléenne. Les scientifiques nous informent que cette industrie comporte des bifaces et des hachereaux typiques de cette civilisation caractéristique de l'Afrique du Nord. Ces découvertes font de la localité d'Anchrif un gisement archéologique remontant au Pléistocène moyen et qui vient enrichir la carte archéologique de tout le Moyen-Atlas marocain. 

Report du projet de loi contre le harcèlement des femmes On achève bien les femmes


La loi contre le harcèlement sexuel est renvoyée aux calendes grecques. Des points de discordes persistent sur la mouture finale.  Pas étonnant si les principales ONG affirment ne pas avoir été consultées pour apporter leurs expériences.


Jeudi 7 novembre 2013. Conseil du gouvernement.   Un rendez-vous attendu par des millions de femmes marocaines et par toute la société civile. A l’ordre du jour, des discussions sur le projet de loi contre le harcèlement sexuel des femmes au Maroc. Un vaste chantier. Très attendu par toute la population et les ONG. Mais qui aura avorté. Motif. Des dissensions au sein du gouvernement d’Abdelilah Benkirane sur des détails, importants, selon le chef du gouvernement. D’abord, le premier point soulevé est ce point qui incrimine l’un des conjoints en cas de conflit  à propos de biens commun. Si la nouvelle loi devait qualifier de vol tout abus de la part d’un des époux, plusieurs sensibilités au sein du gouvernement pensent qu’on ne peut pas parler de vol au sein d’un couple marié. Les liens sacrés du mariage étant au-dessus des contingences matérielles.   En effet, de nombreuses affaires, traitées devant la justice ont mis ce point sur la table. Les époux s’attaquent et s’accusent de faire main basse sur de l’argent, un compte en banque ou encore des meubles… Difficile, certes de parler de vol quand on a partagé une vie et fondé un foyer. Mais il reste qu’il y a souvent des abus contre les femmes. D’où l’importance de poser un tel sujet sur la table pour déterminer la procédure à suivre.

Points de discorde
L’autre pomme de discorde dans ce projet de loi concerne les peines. Pour plusieurs membres du gouvernement, elles sont jugées «trop sévères». Les harceleurs dans les rues pourraient risquer une peine d’un mois à deux ans d’emprisonnement ainsi qu’une amende de 1 000 à 3 000 dirhams. Il faut aussi préciser que «cette peine est doublée si ce délit est commis par un collègue  dans le cadre professionnel ou par des personnes chargées de veiller à l’ordre ou à la sureté dans les espaces publics», peut-on lire dans la mouture reportée dudit projet de loi. Et pour éviter toute confusion, le gouvernement a            défini le harcèlement comme suit : le harcèlement sexuel est «tout acte importun à l’encontre d’un tiers dans les espaces publics à travers des actes, des propos ou des gestes à caractère sexuel ou dans le but d'obtenir un acte de nature sexuelle». Le seul hic pour certains responsables d’ONG, est le fait que parfois, le harcèlement n’est pas à sens unique, visant uniquement les femmes. Il peut aussi être commis contre des hommes. Alors dans ce cas, que prévoit la loi ? Il faudra donc attendre que la commission ad hoc, désignée par le gouvernement, étudie le projet des lois et trouver les bonnes formules pour établir une loi sans failles au services de tous les citoyens.

Résistances islamistes

Ce projet de loi portant sur le harcèlement sexuel a été élaboré par le ministère de la Solidarité, de la Femme et du Développement social, en collaboration avec le ministère de la Justice et des Libertés. Il est donc une émanation du parti du PJD en la personne de deux ministres pjdistes, Bassima Hakkaoui et Mustapha Ramid. Il aurait été, selon de nombreuses associations et ONG nationales, un travail en solo par madame Hakkaoui sans consultations préalables avec des acteurs du terrain. De nombreuses entités comme l’Association marocaines de lutte contre la violence à l’égard des femmes, ou encore l’Association démocratique des femmes du Maroc (ADFM) affirment ne pas être du tout au courant de ce projet de loi. Pire, plusieurs militantes, connues pour le travail sur le terrain, au contact quotidien avec les femmes, soulignent qu’elles ont appris qu’il y a un projet quand elles ont lu la presse nationale. Ce qui fait dire à Samira Bikardem de l’AFDM, que : «A notre connaissance, il n’y a jamais eu un projet de ce genre. Le seul projet dont nous sommes informées aborde le harcèlement sexuel dans le cadre d’une loi globale contre le phénomène de la violence à l’égard des femmes, élaboré du temps de Yasmina Badou au poste de ministre de Développement social, de la Famille et de la Solidarité (2002- 2007). Seuls quelques paragraphes y étaient consacrés au harcèlement sexuel. A ce jour, nous ne savons pas ce qu’il en est.».

Réalités du terrain

On comprend aisément que les ONG marocaines montent au créneau et dénoncent ce travail en solo de Madame Hakkaoui. Ce sont ces femmes militantes qui maîtrisent les réalités quotidiennes du harcèlement, qui n’est pas uniquement sexuel, amis aussi moral et psychologique. Cela va au-delà d’une drague poussé à l’extrême et mâtinée d’insultes voire de violence physique. Le harcèlement  se vit au travail par des patrons qui insultent, invectivent, rabaissent leurs employées femmes. Les hommes aussi y passent souvent. Dans ce sens, il aura fallu au moins contacter des centres d’écoute comme Nejma et d’autres qui reçoivent chaque jour des plaintes de femmes appartenant à toutes les catégories sociales et toutes les tranches d’âge. Pourtant, les préparatifs de ce texte de loi ont été faits sont que les militantes marocaines ne soient impliquées ni dans les concertations, ni pour affiner des points précis.  Certains militants y voient la main mise du PJD sur cette loi. Pour eux, «le parti islamiste au pouvoir a même voulu revoir à la baisse les peines pour les harceleurs. Tout comme cet aspect d’abus sur les biens de la femme par l’époux. On voit bien qu’on veut appliquer la charia  à la lettre alors que les réalités marocaines demandent une vision différente, certes en respect de la religion, mais adaptés au monde où on vit ».  Autrement dit, et c’est là un point commun à presque tous les militants contre la violence faite aux femmes, il faut des lois sévères, à tous les niveaux, contre la violence  verbale, psychologique, morale et matérielle, pour stopper l’hémorragie vécue par les victimes féminines dans une société au lourd passif machiste et pour qui seuls les mâles ont raison. « Curieux quand même qu’une femme ministre cautionne un tel état de fait qui laisse traîner les choses alors qu’entre temps des millions de femmes souffrent au quotidien », concluent plusieurs activistes de la société civile.