La rentrée à la bibliothèque nationale du royaume du Maroc se
fait en beauté avec une exposition de bonne facture pour le grand plasticien
poète et écrivain, Aissa Ikken. Grande figure de la culture marocaine, c’est là
une somme de travail de plus de 50 ans qui est mise en œuvre pour un événement culturelle
de grande envergure. Pour ce virtuose du signe, c’est encore une fois une belle
démonstration de maitrise à travers
des dessins de toute beauté. Il faut dire que Aissa Ikken explore depuis
un demi-siècle les sinuosités du signe dans toutes ses manifestations. Un
travail qui a acquis une dimension
universelle par l’acuité du propos du peintre-poète et surtout cette volonté
certaine de faire voyager le signe à travers d’autres cultures du monde. Aisa
Ikken ne se contente pas de creuses les sillons de sa culture avec toutes ses
ramifications identitaires. Non, il puise dans son vécu, ses voyages, cette
ouverture sur le monde pour faire de son approche picturale une réflexion sur
l’humain. Aujourd’hui, nous sommes face à une autre série de travaux, toujours
emplis de poésie, mais ancré dans le vécu, projetés d’ans le futur, avec une
belle constante : la force du beau.
C'est un espace de partage. Poésie, littérature, cinéma, musique, analyses, interviews, des lectures d'actualité pour communiquer avec d'autres bloggers sur des sujets sérieux avec aussi de l'humour. C'est aussi un espace pour les engagements des uns et des autres pour rendre, un tant soit peu, ce monde moins fou... moins dangereux. Nietzsche disait qu'il y a tant d'aurores qui n'ont pas encore lui. Je le crois volontiers.
mercredi 25 septembre 2013
mardi 24 septembre 2013
« Only God Forgives » avec Ryan Gosling
L’un des films
les mieux en vue lors du dernier festival de Cannes en 2013, met en vedette
l’immense Ryan Gosling, dans une histoire de rédemption. Grandiose.
Nous
sommes à Bangkok. Julian, exilé
malgré lui, s’occupe d’une salles de boxe Thaï. Mais l’activité sportive cache
un lourd trafic de stupéfiants. Quand sa mère fait appel à lui pour venger la
mort de son petit frère, démoli par une autre bande criminelle, Julian doit
faire un choix. Tout s’emballe très vite dans ce film, très nerveux. Nicholas
Winding Refn, immense réalisateur danois, à qui l’on doit entre autres, Drive,
signe ici un film costaud. Cette histoire de famille, baignée dans le crime,
est une plongée dans les soubassements de l’âme humaine pour nous parler de
quête de soi, de rédemption et de pardon.
Talent pur
Mais
est-ce possible ? Le chemin du retour à soi peut-il se faire sans y
laisser de nombreuses plumes ? Rien de moins sûr dans ce film au titre
très biblique. «Only God Forgives » marque la volonté humaine d’un sceau
en eu. Quelque soit, l’errance, la perdition, il demeure une part infime à
racheter chez un être humain. C’est en gros cela le message du réalisateur
danois. Dans cet imbroglio familial, avec une mère qui dirige un gang criminel,
un frère mort par la pègre et un trafic juteux de drogue, l’arrière-fond de la
famille, cache de grands sentiments, une possible absolution de tous les
péchés, pour rester dans cette thématiques très religieuse qui parcourt le film
de bout en bout. Sans morale de bas étage, Ryan Gosling, brillant de talent et
de sobriété, signe ici une cavale humaine, menée de main de maître par un
réalisateur qui s’affirme comme l’un des talents purs de cette dernière
décennie. Film corsé autour d’une
action sans limite, le tout servi par un montage au hachoir, sous des couleurs
claires-obscures qui drapent le film d’une teinte à la fois angoissante et
libératrice.
Réalisé par
Nicholas Winding Refn
Avec Ryan
Gosling, Kristin Scott Thomas et Vithaya Pansringarm
Série télévisée « Borgen », la politique de l’intérieur
C’est à coup sûr l’une des plus grandes séries danoises
depuis que la télévision au Danemark
s’est lancée dans la production juteuse des séries. D’ailleurs, qu’on se le dise très vite,
en Scandinavie, les séries ont une autre teinte et suivent de nouvelles pistes
encore ignorées même aux USA où souvent la guimauve le dispute au remplissage.
Bref, Avec Borgen série politique de très bonne facture, on s’attaque aux
rouages de la chose politique. Avec les mensonges, les micmacs, les ratages,
les guéguerres intestines, le jeu des pistes, la volonté certaine d’écraser
l’autre et de lui prendre sa place.
Diffusée en ce moment sur Arte, les vendredi à partir de 22 h20, la
série relate la montée en puissance d’une femme, Birgitte, qui devient chez du
gouvernement. Entouré de machos qui veulent sa peau, Birgitte montre un tempérament de feu pour tenir sa baraque. Cette
femme au pouvoir ne doit pas seulement gérer les mâles qui l’entourent et leurs
petites susceptibilités. Non, elle doit gérer un pays où défilent tous les maux
modernes. Crises politiques, terrorisme,
élections, grognes sociales, éducation… toute la panoplie habituelle à
laquelle doit répondre un gouvernement qui se respecte. Avec en prime une belle
plongée dans les méandres de la presse et les médias qui participent à la messe politique, en font leurs choux
gras et, parfois, se plantent…
« Combien veux-tu m’épouser ? » de Saphia Azzeddine
L’écrivaine
franco-marocaine, Saphia Azzedine signe un roman drôle et sans compromis sur
les multiples facettes du vide moderne. Très juste. Et drôle.
Depuis Confidences
à Allah, Saphia Azzeddine a démontré qu’elle avait de l’humour à
revendre. Et pas n’importe quel humour.
Du noir. Du cinglant. Du sérieux. L’histoire de ctte bergère de 16ans
aux prises avec le sexe, les tabous, la religion, le jugement des autres et sa
liberté qu’elle doit s’arracher, n’était qu’un prélude. Aujourd’hui, après
plusieurs romans, Saphia Azzddine s’affirme comme une auteure de talent qui un
trait de caractère bien particulier. Cette fille n’aime pas donner de leçons.
Elle n’aime pas non plus en recevoir. Donc inutile de chercher dans ce Combien
veux-tu m’épouser ? un quelconque sens moral ou moralité de mauvais aloi à
se mettre sous la dent pour juger, se refaire une chasteté intellectuelle ou tout autre sentiment
politiquement correct et socialement abordable ? Rien de tout cela n’a
droit de cité ici. Ici, on parle, on raconte la vie, on s’en amuse, on s’en
joue, on en rigole, mais on ne juge pas. Pour son cinquième roman, Saphia
Azzddine plonge dans le monde des apparences. Le fric, les faux sentiments, la
perdition, à travers la couple. Le monde du toc comme si vous y avez été, avec
ses misères, ses se crêts, ses petites crasses, sa puanteur et son clinquant
qui sonne faux. Un roman solide, bien mené, dans un phrasé simple, comme
toujours, mais bourré de trouvaille langagières, un domaine où Saphia Azzeddine
excelle. Brillant.
Editions
Grasset.
mercredi 18 septembre 2013
Danse noire de Nancy Huston Le cinéma déroule ses bobines
L’écrivaine
canadienne signe un roman cinématographique sur un scénariste de talent dont la
vie sera immortalisée par un ami réalisateur. Un enchevêtrement de situations
déroulées comme un film.
Tout commence avec la mort de Milo Noirlac, un scénariste canadien qui lâche son
dernier soupir dans une chambre d’hôpital. C’est là que Paul Schwartz, un réalisateur
new-yorkais décide d’écrire la vie de Milo. Comme un hommage. Un dernier acte
posthume. Il faut donc remonter le temps. On fait
le voyage en arrière. Nous sommes à Dublin en 1916. C’est l’année des
événements tragiques de Pâques. Un jeune avocat Neil Kerrigan, appelé aussi
Noirlac nous mène au cœur de la révolte contre l’occupation britannique. On tombe alors sur des figures sublimes
de la poésie irlandaise. On côtoie Yeats et Joyce, le père de Dedalus et
d’Ulysse. On partage avec Noirlac son rêve de devenir un grand écrivain. Tout
s’effrite et on retrouve Noirlac, perdu dans les espaces immenses de cette
Amérique du nord, où il coule des jours déçus avec une famille nombreuse.
Cinéma réel
Il faut suivre le cours du film pour arriver à Montréal en
1950. On découvre Awinata. Belle créature Indienne qui parle le Cri de sa tribu
et devient du coup insaisissable. On
vit la vie de cette belle jeune femme et on est habité par Milo, sa vie, ses
drames, ses espoirs et ses longues attentes. Milo qui sillonne la vie comme
d’autres font du stop. Il passe de famille d'accueil en famille d'accueil, il est
enfin pris en charge par le grand-père irlandais Neil. C’est là que Paul Schwartz,
le réalisateur revient nous dire que la vie peut être racontée de mille
manières toutes aussi différentes les unes que les autres, mais finalement,
elles peuvent dire toutes la même chose.
Nancy Huston déploie ici son grand talent de
narratrice. Elle crée des
va-et-vient entre hier et demain, en faisant du présent un simple point
d’ancrage mobile. Un roman solide
sur la filiation, l’héritage, le passage de témoins. Avec cette élégance de
rendre la vie des autres si belle, si
humaine dans un grand souci de poésie urbaine et de cinéma rêveur.
Le juteux business de la rentrée scolaire Le chemin de croix des parents d’élèves
La rentrée scolaire demande
des frais importants. Pour certaines familles, c’est un gros budget à dépenser
chaque année. Cela varie entre 1500 et 1000 dhs, selon les écoles et les
classes. Un vrai business.
Cher,
c’est cher. Quand il faut penser à la rentrée scolaire en juin, alors que les
classes ne reprennent qu’en septembre, il y a de quoi poser des questions.
Chaque année, la rentrée scolaire
se chiffre à coups de milliers de dirhams. Pour certains cela peut coûter
plusieurs dizaines de milliers. Ceci si vous avez un enfant unique, mais si vous en avez plusieurs, faites le
calcul. Cela peut s’avérer être un sacré pactole à débourser pour que les
petits puissent aller à ‘école.
Nous
sommes devant une librairie du Maarif à Casablanca. Quartier populaire, pas de
queue, pas de coups de coude pour se frayer un chemin chez son libraire, comme
cela était le cas, il y a de cela à peine quelques années. Là, il suffit de
poser ta commande et de repasser plus tard. Tout est clair. « fini la
cohue. Les choses sont connues aujourd’hui. C’est pratiquement la même chose
pour toute les familles. On connaît les fournitures à acheter. On prend
commande et on prépare le tout en avance pour nos clients ». Brahim, le
libraire, aidé par trois autres personnes s’est mis à la page pour faire du
chiffre et éviter les couacs.
Grosses quantités
En
effet, ce sont là des propos confirmés par un autre client qui a été voir une
autre libraire pour y laisser la bagatelle de 1297 dhs pour un élève de CP. Mais pour ce père de famille. Ce
n’est pas là tout ce qu’il doit payer pour assurer l’année à son fils.
« Non, j’ai aussi payé
d’autres fournitures, des couvertures pour les cahiers, des livres que j’ai
achetés chez un autre libraire, un cartable à plus de 700 dhs, une trousse bien
fournie en stylos, crayons, campas, règles et d’autres babioles. Résultat, j’en
ai au moins pour 3500 dhs pour cette année, affirme Noureddine.
Pour
Fouzia, une voisine, les frais pour ses deux filles de 9 ans et de 15 ans, ont
déjà dépassé les 6000 dhs. Pour elle, les fournitures pris un a un ne sont pas
très chers en soi, « mais c’est la quantité de cahier et de manuels qu’il
faut acheter qui est impressionnantes.» Au moins six cahiers de travaux
pratiques, le même nombre pour les travaux d’écriture et des manuels pour les maths, les sciences,
l’histoire, l’arabe, le français, l’anglais, la géographie… il y en a tellement que le poids est
tel que les petits ploient sous une charge de manuels et de cahiers, le tout
dans un cartable qu’il faut traîner pour éviter de le porter sur les épaules.
Programmes chargés
Quand
on a posé la question à plusieurs libraires, les réponses sont simples :
c’est une bonne chose. Et comment ! Un bon chiffre d’affaire à se faire en
un mois de travail pour les fournitures scolaires. Le reste sur l’année,
« il n’y a pas grand chose à faire. On vend quelques cahiers, des petites
chose. Le gros du chiffre se fait
durant cette période ». Merci qui ? Le ministère de l’éducation
nationale qui a mis en place des programmes si chargés qu’il faut un arsenal
pour décrocher son année scolaire.
La question que certains
instituteurs et enseignants se posent c’est la quantité d’informations,
« impossibles à emmagasiner pour les élèves. On leur demande trop, ce qui
fait que la moitié de ce qu’ils apprennent en classe est très vite oublié.
« Quelle solution alors ? « il faut cibler, moins de manuels,
mais des choses qui vont leur servir dans la vie », assène, cette
enseignante de Hay Mohammadi. Pour les parents d’élèves, ces tarifs qui vont jusqu’à plus de
10000 dhs pour certains élèves sont «une manière de faire gagner de l’argent
aux maisons d’édition qui éditent les manuels». Certains y voient même la main
d’un lobby puissant qui impose ses règles au « détriment des familles qui
doivent penser à comment joindre les deux bouts pour assurer à leurs enfants de
quoi aller à l’école», confesse Idriss, un cadre de banque, père de quatre
enfants, tous scolarisés, ce qui lui a coûté pour cette rentrée la somme
de 16 000 dhs».
Niveau bas
Ceci
pour les écoles publiques, mais pour le privé, cela peut chiffrer plus. Et
quand les enfants sont en mission ou dans des écoles étrangères espagnole ou
américaine, il faut tabler sur plus. Ce qui fait dire à certains parents
nostalgiques qu’«il est loin le
temps où il suffisait d’un cahier de notes, sans manuels, pour apprendre, avec
le voisin et réussir maitrisant bien ses cours et des langues. Alors
qu’aujourd’hui de nombreux élèves, malgré une tonne de fournitures, ne savent
pas ce qu’on leur demande d’apprendre et ont un niveau très bas, pour ne pas
catastrophique».
Du
côté des enfants, les principaux intéressés, c’est toujours une joie d’acheter
des fournitures scolaires. Mais c’est aussi une corvée de traîner un tel poids
tous les jours, matin et après-midi. Pour une grande majorité, en dehors des
livres à lire, à condition qu’ils soient attrayants, ce nombre important de
manuels et de cahiers d’exercices leur font tourner la tête. Certains paniquent
déjà devant la perspective d’une longue année scolaire, où il faut potasser,
s’échiner tous les jours à coups de devoirs, pour tout oublier ou presque, en
juin et durant les vacances d’été. Et rebelote de plus belle à la prochaine
rentrée scolaire 2014.
Vieillissement de la peau: Ce qu’il faut éviter pour garder sa peau jeune
Plusieurs aliments sont néfastes pour la
peau humaine. Plusieurs études internationales ont démontré que le sel, le
sucre, le café, l’alcool, la viande rouge et d’autres produits vont flétrir la
peau rapidement.
Le sel est
l’ennemi santé numéro un. Aujourd’hui, on sait qu’il est aussi un réel danger
pour la peau et sa jeunesse. Pour les spécialistes, une
surconsommation de sodium peut entrainer une augmentation de la pression
artérielle. Ce qui affaiblit la
peau en agissant sur le collagène. C’est là que les rides peuvent apparaitre sur
les zones à peau fine comme le contour des yeux. Le sucre est tout aussi
dangereux. Il augmente le taux
d’insuline dans le sang. Ce qui affecte les vaisseaux sanguins et accélère le
processus de vieillissement de la peau. Il suffit d’arrêter de consommer du sucre
pendant au moins une semaine pour se rendre compte que la peau devient plus
claire et le teint plus éclatant.
Il y a aussi le café qui fait des ravages
sur la peau. Au-delà du fait que le
café provoque des tâches qui nuisent à la beauté des dents, il est connu
des médecins pour son effet déshydratant sur l’organisme. Ceci cause un
dessèchement de la peau, ce qui la flétrit et la rend plus
fragile, donc plus vieille. Il faut savoir que les rides qui surgissent
autour des yeux deviennent plus importantes quand le corps n’est pas constamment
hydraté. Dans la case danger pour
la peau, il faut bien intégrer l’alcool.
On le sait, boire de l’alcool nuit à la santé
et c’est surtout un élément qui
déshydrate le corps. Un tel effet peut provoquer des poches sous les yeux. Sans
oublier que la consommation d’alcool st toujours accompagnée d’autres mauvaises
habitudes : tabac et de la nourriture salée, ce qui a un grave effet sur
la peau.
Peau saine
La viande rouge
est aussi à éviter. Selon les médecins, «Le niveau élevé de carnitine qu’on trouve dans
les protéines animales peut amener les vaisseaux sanguins à se durcir, ce qui
entraine la formation de rides prématurées. » ils conseillent alors de consommer
la viande rouge une à deux fois par semaine. Tout en cherchant les protéines
dans les poissons ou les produits laitiers.
Il faut aussi éviter de manger des
produits à fort indice glycémique comme le pain blanc ou les pâtes. Ces
derniers engendrent une réaction inflammatoire qui a pour effet de décomposer
le collagène et l’élastine. La peau perd en tonus et devient fragile et
flasque. Pour garder une peau saine et jeune, il
faut aussi faire un trait sur les aliments trop épicés. Ce sont là des plats
qui peuvent dilater les vaisseaux sanguins. C’est là un effet tr ès
prononcé chez les femmes ménopausées. Enfin, il y ales sodas. Leur acidité
abime l’émail des dents, d’un côté. De l’autre, le soda
déshydrate, provoque des ballonnements, ce qui donne une peau terne.
Voici donc la liste des produits néfastes
dont on peut se passer pour garder une peau saine sans se faire d’autres soucis
de santé.
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