mardi 2 avril 2013

La tuberculose fait de la résistance au Maroc


Selon le ministère de la Santé, en 2012, 83 nouveaux cas de tuberculose pour 100.000 habitants ont été dépistés.  Cela donne un total de 27.429 nouveaux cas de tuberculose dans le Royaume.

C’est simple, malgré une prévalence de 85 pour cent de réussite cliniques, le Maroc n’arrive pas à en finir avec la tuberculose. La maladie résiste. Mieux, elle rogne du terrain et fait encore de nombreuses victimes. En effet, pour le ministère de la Santé publique, qui a déclaré à l’occasion de la journée mondiale de la maladie, le 24 mars 2013, la tuberculose se propage principalement dans les quartiers populaires des grandes villes du Maroc. 

Pourquoi ? Une question d’hygiène, de niveau de vie et de prise en charge pour des oins appropriés. Il faut savoir qu’au cœur du tissu social le plus démuni, la maladie touche surtout les personnes âgées de 15 à 45 ans, dont 58% sont de sexe masculin,  comme le soulignent les responsables du ministère. 

Ceci malgré le fait qu’il existe depuis des années un programme national de lutte contre la tuberculose. Celui-ci est basé sur la gratuité et la décentralisation des prestations dispensées aux malades tuberculeux. Il a permis au fil des années, « la réalisation d'un taux de succès thérapeutique dépassant 85%, tandis que le taux de détection s'est établi à 95% », précise le département de la santé. 

Il faut aussi savoir que la lutte contre la maladie un regain d’intérêt grâce à ce programme qui a mobilisé, en 2012, un budget de 30 millions de DH, en plus d'une subvention de 85 millions du Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme pour la période 2012-2016.


Nouveau scandale sanitaire: L’eau en bouteille importée de France est contaminée


Après le scandale de la viande de cheval des marques Findus et autres éclatés en février, voici un autre scandale, encore plus grave sur de l’eau en bouteille, où  des pesticides et même des médicaments ont été trouvés après analyse. 
C’est  ce que révèle une enquête de 60 millions de consommateurs et de la fondation France Libertés. Alors doit-on, au Maroc se méfier de certains eaux vendues en bouteilles et importées de France ? Si l’on en croit les enquêteurs dans l’Hexagone, oui. On apprend que sur les 47 bouteilles d’eau analysées, 10 ont révélé la présence de pesticides et de médicaments. 
Parmi les polluants retrouvés dans l’eau minérale en bouteille, il faut citer l’atrazine et l’hydroxyatrazine, des désherbants interdits depuis 2001. Des traces de ces produits ont été décelées dans des eaux comme Vittel,  Volvic,  Cora et Cristaline,  toutes, exceptée Cora sont en vente dans les hyper, super et autres superettes au Maroc. 
Jusqu'à aujourd'hui, aucun communiqué émanant des autorités n’a clarifié les choses pour les consommateurs marocains. Pourtant, dans ces bouteilles mises à l’index, les enquêteurs ont trouvé le tamoxifène, une hormone de synthèse utilisée comme traitement contre le cancer du sein. Ce médicament a été observé dans 10 % des échantillons, plus précisément dans des bouteilles des marques Mont Roucous, Saint Yorre, Salvetat, Saint Armand et Céline Cristaline.  Ce sont là des résultats inquiétants qui poussent les consommateurs à s’interroger sur la pureté de l’eau embouteillée et le respect de la réglementation. 
En attendant d’y voir plus clair, le plus sage serait de s’abstenir de boire de l’eau en bouteille importée. Surtout que l’eau minérale de fabrication marocaine est très appréciée des Marocains.

A Glitter and Doom, l’album Live de Tom Waits








 C’est un chanteur-compositeur prolifique. Mais en terme d’albums Live, A Glitter and Doom est son troisième. Après Nighthawks at the Diner (1975) et Big Time (1988), Tom Waits signe quelques belles pages musicales dignes de son rang d’icône vivante. Il s’agit donc de titres Issus de la tournée du même nom. C’est un double opus qui contient des morceaux enregistrés au cours de l’été 2008 dans différentes villes comme Atlanta, Milan ou encore Paris. Le second disque présente un monologue écrit par le songwriter améri- cain. 

Pour ce natif de Californie en 1949, Thomas Alan Waits, alias Tom Waits, ce n’est pas là un album de plus qui vient succéder au sublime Orphans, Bawlers and Bastards. On le sait, depuis son premier album Closing time, sorti en 1973, Tom Waits s’est imposé comme l’un des songwrietrs les plus profonds de sa génération. Il n’a d’égal qu’un Nick Cave ou encore l’immortel Leonard Cohen.

 La liste des albums qui ont marqué la scène musicale mondiale s’allonge avec The heart of Saturday Night (1974), Nighthawks At The Diner (1975), Small Change (1976), Foreign Affairs (1977) et Heart attack And Vine (1980). C’est alors qu’arrive En 1983, Swordfishtrombones, un disque qui lui permet d’expérimenter des techniques d’enregistrement inhabituelles. C’est une nouvelle façon de faire de la musique qui surgit et qui va influencer plusieurs stars de la chanson. 

Tom Waits devient alors boulimique et enchaînent de grand succès critiques. Bone Machine (1992), Mule Variations (1999), Alice (2002), Blood Money (2002), Real Gone (2004)... avant de sortir, en 2006, Orphans, Brawlers, Bawlers And Bastards, qui est un chef d’œuvre absolu de rigueur, d’innovation et d’originalité. Là avec cet opus Live, c’est tout le travail d’orchestration qui est mis en avant avec cette façon très particulière d’habiter la scène et d’offrir des interprétations uniques dans la monde feutré de la musique moderne

«Al Bayra» de Mohamed Abderrahmane Tazi: Populisme cinémateux


Si vous voulez ne plus remettre les pieds dans une salle de cinéma, allez voir ce produit filmique inqualifiable. Tant la bizarrerie a éteint ici des proportions, pour le moins, insultantes pour le public marocain. 
Sous prétexte d’offrir aux aficionados une sauce pseudo humoristique, Mohamed  Abderrahmane Tazi, surfe sur une vieille vague nommée Lalla Hobbi et pense que la mayonnaise peut facilement reprendre. 
Il est vrai qu’il suffit de donner des prétextes au rire pour croire au succès public, mais il y a un minimum que ce même public, même attiré par le populisme le plus primaire, attend d’un réalisateur qui a un jour signé un certain Badis en 1988. 
A moins que ce ne soit un autre âge cinématographique pour M. Tazi, à qui l’on pardonne les digressions du genre, A la recherche du mari de ma femme. Il a pourtant été conseiller technique ou délégué de production sur certains films de Robert Wise, John Huston et Francis F. Coppola. 
Mais livrer un tel méli-mélo sur l’histoire d’un type dont le testament du frère décédé, est déterminé, selon les dernières volontés du défunt, à trouver coûte que coûte un mari à sa nièce, une hôtesse de l’air qui approche de la trentaine. c'est y aller trop fort dans le faisane sans nom. 
C’est maintenant A la recherche d’un mari pour ma nièce trentenaire, que propose M.Tazi, mais sans l’esprit et l’humour qui, même un tantinet lourdingues, faisaient mouche, il y a de cela vingt ans.

Réalisé par Mohamed Abderahman Tazi. Avec Salah Eddin Ben Moussa, Malika EL Omari, Naima Ilias, Farida Bouazzaoui , Zineb Samara

« Les mécréants »n un film en salles de Mohcine Besri: Cafouillage filmique


Le terrorisme a la côte en ce moment au cinéma. Mais ce n’est pas tout le monde qui déteint les clefs pour réussir  à livrer un propos juste, profond, sans démagogie, ni clichés pour traiter du fanatisme religieux, de l’extrémisme et de son corollaire l’obscurantisme. Mohcine Besri s’est  attaqué à un sujet certes actuel. C’est louable. Mais tout dans ces 88 minutes de bobinerie fleure le surfait, le surdit, le déjà vu.

C’est simple, l’histoire est celle de trois jeunes islamistes qui kidnappent un groupe de jeunes comédiens en tournée avec leur dernier travail.  Durant sept jours, les deux groupes vont devoir apprendre à se connaître.

L’idée est bonne. Mais il ne suffit pas d’une idée pour faire un film au moins potable. D’abord le traitement est basique, sans la moindre surprise. D’ailleurs, même les scènes deviennent prévisibles à cause justement de cette facilité à vouloir nous servir cette confrontation entre deux idéologies, deux modes de pensées, deux visions du monde.

Trop manichéen comme produit, ce qui a poussé le réalisateur à tout mettre en oeuvre pour donner sa morale de la vie. Alors qu’une certaine retenue dans le propos, plus de finesse dans l’approche des caractères auraient servi cette belle idée de base. Malgré la sympathie que peuvent générer des acteurs comme Omar Lotfi, que l’on a vu plus sûr de ses moyens ailleurs, les personnages sont trop prévisibles.  Dommage, il y avait de l’idée, mais ce n’est qu’une première œuvre. Mohcine Besri aura tout le loisir de s’affiner avec le temps.

Scénario et réalisation Mohcine Besri. Avec Rabii Benjhaile, Abdenbi El Beniwi, Jamila El Haouni, Amine Ennaji,  Maria Lalouaz, Aïssam Bouali, Mostafa El Houari, Omar Lotfi.

lundi 1 avril 2013

Pauvre consommateur marocain


Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, pauvre consommateur, je suis constamment confronté aux inexactitudes sur les produits alimentaires que j’achète. Tenez, rien que la semaine dernière, cinq épiceries m’ont vendu le même produit à des prix différents. Il s’agissait d’une marque de chocolat, que j’ai payé 15 dhs chez l’un, puis 17 chez un autre, 18 chez un troisième jusqu’à 22 dhs chez le dernier. A chaque fois, je posais la question au vendeur, mais je l’ai payé 15 dhs ailleurs. La réponse est sans appel : va ailleurs. Un autre épicier m’a tout bonnement répondu que le produit que j’ai acheté et mangé était périmé est que la date était falsifiée et c’est pour cela que je l’ai payé moins cher.

Mais ce n’est pas vrai. J’ai vérifié la date de péremption, elle indiquait la même date et je suis même prêt à parier que le chocolat en question, vendu à différents prix, provenait du même lot. Bref, les épiciers font leurs propres tarifs concernant certains produits. Biscuits étrangers, bonbons espagnols ou suisse, confiture turque, pain grillé français, fromages, yoghourt, il suffit que le produit soit de fabrication étrangère pour que son prix fluctue selon l’humeur du vendeur, et la tête du client.

La tactique est simple. Il suffit d’annoncer le prix, si tu tiques, l’épicier tente une parade. Tu tiens le coup, il te fait un prix en enlevant un voire deux dirhams, comme si sa marge à lui était de 5 dus, voire plus. Si tu marches, il te fourgue le produit plein tarif, ni vu ni connu.

Tiens, pour un jus portugais light, j’ai demandé le prix (que je connaissais déjà puisque j’achète ce produit toutes les semaines), on m’annonce 26 dhs. Mais je l’achète tous les jours à 21. C’est faux, me dit le vendeur. J’ai dû me tromper de marchandise. Pareil pour des muesli. Le prix est passé de 26 à 36 comme par magie. Un détergeant  a vu son prix passer de 98 du à 123 dhs. Il faut oser le faire. 

Devant de tels actes, on est tout bonnement révolté. Mais à qui s’adresser?  Il y a certes des numéros de téléphone ne cas de fraude, mais va appeler pour dénoncer le fraudeur, si tu trouves  à qui expliquer ta mésaventure. Autrement dit, comme les services de contrôle des prix ne passent pas souvent pour ne pas dire jamais, les épiceries jonglent avec les prix pour se faire de belles et juteuses marges. Et si cela ne te convient pas ? Va voir ailleurs. Et ailleurs, tu tombes sur un autre marchand aux dents plus aiguisées qui adapte sa bourse du jour à son chiffre d’affaires du mois. Résultat, le consommateur est toujours lésé dans l’impunité totale des contrevenants. 

Agressivité à la Marocaine


Pas un jour sans assister à une réelle démonstration de violence de la part de nos compatriotes. Le Marocain serait-il hyper nerveux ? Serait-il tendu, rancunier, agressif et porté sur le règlement de compte pour des broutilles en en venant aux poings ? Absolument. Les manifestations de rage et de colère non contrôlée sans nombreuses. Et partout. Quelle que soit ta classe sociale. Riche, pauvre, éduquée, analphabète, responsable, oisif, chômeur ou travailleur, l’argument verbal suivi du punch physique est une règle chez nous.

Comme je l’ai dit plus haut, il suffit d’un rien pour que la mèche prenne feu. C’est à qui lance la première banderille. Et le décor est planté. Insultes à tue-tête, blocage de la voie publique, puis l’ultime argument : les coups. Et quand les gens se mettent à se castagner pour un regard mal interprété ou un mot dit plus haut que l’autre, c’est la guerre tribale qui est déclarée.  Une telle charge de haine, de rancœur et de ressentiment, un déballage violent de la frustration qui finit dans le sang.

Les plus intelligents d’entre nous disent que le Marocain  a le sang chaud. Un argument pour justifier leur éclatement. D’autres nous servent la dope qui voudrait faire du Marocain un homme d’honneur qui ne se laisse pas faire. Là aussi, c’est une manière de se voiler la face. Le fait est que le Marocain  est certes impulsif, mais aussi habitué à la violence physique. C’est qu’il a toujours baigné dans les coups en guise d’éducation. Chez lui à la maison, il est tabassé par les parents, le grand frère ou l’oncle. A l’école, les profs en mettent une couche à coups de gifles et de crochets. Dans la rue, avec les copains, pas un jeu qui ne finisse  par un règlement de compte en bonne et due forme. 

Face à cette manière  de nourrir la psychologie de nos enfants à coups d’agressivité sous toutes ses formes, il est clair qu’adulte, le schéma qui prédomine est la volonté certaine de vouloir en découdre avec le premier venu. Parce qu’un être humain équilibré ne se bagarre jamais parce que le voisin ne lui a pas dit bonjour ou que le chauffeur de taxi ne s’est pas arrêté comme convenu, encore moins parce que le buraliste a tardé à le servir.

Il faut être bougrement atteint pour déclencher une guerre pour si peu. Pire, il y a fort à parier qu’en cas de réelle guerre où le pays aura besoin de ces hommes, ces derniers seront plus enclins à se terrer qu’à monter au front.